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tourisme solidarité

C'est devenu un rituel. A l'approche de la période des vacances scolaires, des grandes affiches représentant des plages paradisiaques où d'immenses étendues de nature vierge fleurissent dans les couloirs de métro et le long des nationales.

La concurrence entre voyagiste fait rage pour allécher le client, en lui promettant d'assouvir « au meilleur prix » ses envies de soleil, d'exotisme et de folklore.

Les séjours et circuits en France où à l'étranger pour un week-end ou une semaine, sont, il est vrai, devenus des produits de grande consommation.

Le tourisme est désormais l'industrie la plus florissante au monde, après le pétrole et l'automobile.

Malgré le terrorisme, les catastrophes naturelles et les risques d'épidémies, le secteur d'activité a – selon l'organisation mondiale de tourisme « O.M.T. » - généré un chiffre d'affaire de 500 milliards d'euros en 2004, soit 12% du PIB de la planète pour 764 millions de touristes internationaux.
Et l'avenir s'annonce radieux, puisque la même O.M.T. prévoit 1,6 milliard de touristes en 2020. Le problème c'est que le dynamisme économique est loin de profiter à tout le monde.

En fait, il existe une grande disparité en terme de flux physiques et financiers entre les pays développés et les pays en développement.

La plupart des touristes internationaux viennent des pays développés, et près de 80% se rendent en séjour dans les mêmes pays riches. 75% des recettes du tourisme international s'échangent donc à l'intérieur des pays développés.

Les pays en voie de développement ouverts au tourisme international sont, pour leur part, presque tous uniquement « exportateurs » de tourisme. Ce secteur d'activité peut représenter jusqu'à 80% du P.N.B. de certains pays.

Pour attirer les touristes occidentaux, les états investissent donc massivement dans des infrastructures très lourdes : aéroports, routes, communication, eau... pour des bénéfices finaux limités, puisque 75% en moyenne, reviennent aux pays occidentaux.
Autre grief d'ordre économique exprimé par les détracteurs du tourisme de masse, la nature des emplois créés : les postes à responsabilité étant encore souvent confiés à une main-d'oeuvre de cadres étrangers qui transfèrent dans leur pays une grande partie de leur rémunération.

La disparition progressive des secteurs d'activité traditionnels, tels que la pêche et l'agriculture rendent ces pays toujours
plus dépendants du tourisme.

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